C’est un dimanche « La voie est libre » : piétons et tout ce qui roule sans moteur à explosion, hormis les voitures, peuvent emprunter la Corniche de 10 h à 19 h. Des trottinettes en profitent pour tenter des excès de vitesse.
Dans les transports en commun, tout le monde ou presque a le regard tourné vers le bas. Seul le type, à gauche, consulte son portable. Les deux enfants ont juste la tête baissée et les mains vides : ils doivent réfléchir. Tout n’est pas perdu.
A Marseille le soleil se couche derrière le Frioul, plein ouest. L’après-midi et le soir, sur la corniche, je longe le parapet pour éviter le violent contrejour et placer passantes et passants dans la lumière.
En patientant avant la séance. Un cliché qui résume notre époque : masque et téléphone portable, ce bidule qui nous rapproche des autres et nous fait (trop souvent) oublier le voisinage. Je fais de même puisque je l’utilise pour faire cette photo…