Vieux Port

Il fait doux, il y a du monde sur le Vieux Port. Pourtant, cette femme élégante, assise sur le quai au bord de l’eau, semble indifférente à l’environnement, absorbée dans ses pensées, le regard tourné vers la surface de l’eau. C’est plus simple pour moi.

Plage des Catalans

Vidéo photo

A l’ouverture de ce blog en 2016, j’étais plus video que photo, c’est pourquoi lorsque mon boitier rendait l’âme, je me focalisais sur les performances video de ces nouveaux appareils qui font aussi bien des images fixes que des films et qui ont envoyé les caméras grand public ad patres.
Au fil des ans, mes centres d’intérêt s’équilibrent. Toujours intéressé par la vidéo, je pratique au sein de CinéTravelling, une association marseillaise.
Quant à la photo, l’obligation que je m’impose de poster deux photos par semaine, le lundi et jeudi, me contraint à alimenter régulièrement ma base de données d’images. D’autant plus que j’essaye de mettre en ligne des images capturées dans les jours précédant la publication. Un challenge difficile que je tiens du mieux possible.
Un constat pour finir : désormais, si je change d’appareil photo je m’intéresse plus aux performances photo que video. J’en suis là pour l’instant. C’est ce qu’on appelle le changement dans la continuité.

Soleil et mistral, le duo pour garder son manteau sur la plage des Catalans.

Boulevard Longchamp

Bloc-notes
Le savez-vous ? La photographie est un iceberg. Ce que vous voyez d’un photographe est une infime partie de sa production, a dit un érudit dont j’ai oublié le nom.
En ce qui me concerne, ce n’est pas toujours vrai. J’ai peu de scrupules à montrer des images (trop ?) banales. Simplement parce que mon blog est plus un bloc-notes qu’une galerie photos. Un bloc-note sur lequel je partage mes pérégrinations marseillaises sans privilégier forcément la qualité technique (exposition soignée, netteté parfaite, cadrage impeccable etc).
Je n’irai pas jusqu’à dire que je suis indifférent à la critique, mais mon ressenti passe avant le fait de ne montrer que la substantifique moelle de ma production.

Ainsi cette image de la marche pour le climat du 9 mai 2021. Je la retiens parce que je la trouve drôle à deux titres : le slogan humoristique typiquement local et le visage très sérieux de la dame portant la pancarte.
Mais j’ai peut-être ai-je tort…
Qu’en dites-vous ?

La Pointe Rouge

Limites

Dans le domaine de la photo de rue, je me suis posé quelques limites. Au moins deux : je photographie peu les couples, surtout s’ils sont aisément identifiable, histoire de ne pas semer la zizanie… Et pourtant il y en a de magnifiques.
Seconde règle : j’évite les images avec des protagonistes en situation dévalorisante, humiliante ou simplement ridicule. Il m’arrive parfois d’oublier ce second principe quand la photo me semble drôle. Je sais, ce n’est pas une excuse.
Rien de tout ça avec cette image un peu floue, en contre-jour. Quand je vois arriver ces jeunes filles, la joie de vivre qui se dégage de cette petite bande me touche. Sur ce trottoir, juste au-dessus de la plage de la Pointe Rouge, j’ai le sentiment de croiser un pur moment de joie, peut-être de bonheur. Ce n’est pas si fréquent. Clic !

Boulevard du Jardin Zoologique

Voleur
Je sais qu’un certain nombre d’entre vous (j’ai les noms) n’apprécie pas ma manière de « voler » des images à des quidams qui n’ont rien demandé. Et qui, le plus souvent, ne remarquent même pas qu’ils ont été photographiés.
Joël Meyerowitz, célèbre photographe américain, affirme : « La rue est un espace public. Tout le monde y est sur un pied d’égalité. Vous avez le droit de vous promener, de prendre des images. Si vous ne voulez pas être photographié, n’allez pas dans la rue. »
Un peu excessif sans doute mais pourquoi pas après tout.
Quand je fais des photos dans la rue, a priori je ne fais rien de mal 😉 et si l’une ou l’autre de mes « victimes » m’interpelle ou me demande d’effacer le cliché, je ne discute pas, je le fais aussitôt. Et avec le sourire, étant donné que très vite il est question de droit à l’image, de respect de la vie privée etc.
Dans la rue, mon objectif est simple : je recherche de situations, des individus, des images qui attirent mon œil et que je prends plaisir à partager ici même. C’est comme un jeu, une sorte de défi car dans la rue tout va très vite, pas le temps de réfléchir ou de soigner le cadrage de moments bien souvent fugitifs mais tellement plaisants quand on parvient à saisir une expression, une relation, une lumière…
Dans le précédent message, j’affirme ne pas toujours être à l’aise en photographiant de cette manière. C’est la stricte vérité. Etant d’un naturel plutôt réservé et discret, je dois « m’arracher » et, comme on dit aujourd’hui, sortir de ma zone de confort pour faire mes photos : j’utilise le plus souvent une focale de 28 mm, un objectif grand angulaire qui a tendance à faire monter l’adrélanine parce qu’il oblige à une réelle proximité avec le sujet photographié. Ainsi sur cette image, je suis à environ un environ un mètre de la maman qui se demande ce que veulent ces deux charmants gamins qui ont ramassé une pile de journaux gratuits déposés à l’entrée du métro et qu’ils proposent à tous les passants.

A suivre : Limites

Rue d’Aix

En sortant de l’Alcazar, je remonte la rue en direction de la Porte d’Aix. Grand soleil et beaucoup de monde sur le trottoir malgré les apparences. Je peux avancer, tranquille, appareil photo à la main parmi les badauds qui se croisent. Quand je vois ce chibani discuter avec une dame, je m’approche vraiment très près.

Contrairement à ce que j’ai dit lundi, je continue à publier régulièrement des photos.

Prado

Je gare ma moto à coté du scooter de ce couple au moment où la jeune femme revêt son chien d’une combinaison qui laisse sortir les pattes. Il se laisse faire. Quand elle lui pose sur le museau une paire de lunettes de soleil et qu’il ne bronche pas, j’engage la conversation, m’inquiétant du froid qu’il fait ce dimanche, malgré le soleil : « Aucune inquiétude, Olaf adore faire du scooter, il préfère ça à la balade. » me dit-elle. Si elle le dit…

Prado (plage)

On décolle pour une nouvelle saison sur une plage du Prado. Je suis en face de ce jeune type un bon moment : il court de toutes ses forces, descend la pente, décolle sur quatre ou cinq mètres mètres, se pose, attrape sa toile, remonte en haut de la colline et recommence. Une fois, deux fois, dix fois… Tenace l’homme (quasi) volant.