Ses photos visibles ici : https://patriciaromanophotographie.com)
Comme promis, une large sélection de mes images. En surimpression : les textes des cartels qui étaient affichés sous chacune des photos. Le système de « galerie » ci-dessous n’est pas idéal : il faut d’abord lire le texte puis cliquer sur la photo qui passe en plein écran, mais en tronquant la légende. « Nobody’s perfect »…
Vos commentaires sont les bienvenus.


Quand je passe devant ce photogramme revisité de « Shining », je me cale contre le mur, pile en face de l’image. La majorité des passants m’ignorent et préfèrent jeter un coup d’œil à l’inquiétant personnage. Je les comprends.

Chaleur intense. Dans le jardin au pied de la passerelle qui relie le fort Saint-Jean au J4, j’attends de la couleur pour casser le gris du béton. Je ne suis pas déçu.

Parfois dans le tram je fais des images floues parce que je n’ai pas le temps de modifier les réglages adaptés à l’extérieur très lumineux de Marseille. D’après Cartier-Bresson, « la netteté est un concept bourgeois. » Alors…

Début de soirée dans une petite rue du quartier du Panier. Les lampadaires viennent juste de s’allumer, la gamine est bien installée sur sa chaise, l’autre sur le pas de la porte et le garçon sur son vélo. Ils discutent.

Je m’adresse au monsieur : « Vous avez un joli petit chien bien sympathique. » Le maître et le chien me regardent en silence quand la dame intervient : « Vous ne trouvez pas qu’ils se ressemblent ?… »

Je marche le long de la côte, appareil à la main, quand j’arrive devant cette scène. La seule photographie prise hors de Marseille, mais pas très loin.

Quelques jours avant la fin du déconfinement. L’affiche sur le pilier me plaît. J’entends le gamin arriver en courant et j’attends qu’il entre dans l’image.

La promenade Louis Brauquier, écrivain et poète marseillais, ceinture le Fort Saint Jean. Sous le doux soleil de septembre, elle est très accueillante en fin d’après-midi. Je passe sur la pointe des pieds.

Je n’oublie jamais de jeter un regard quand je passe devant cette incroyable rue du quatrième arrondissement. Ce jour-là, c’est football.

Appareil photo sur les genoux, assis face à cette passagère, j’attends qu’elle tourne la tête dans le même sens que le monsieur à l’arrière pour déclencher. Clic.

Au pied de l’imposante Porte d’Aix. Je patiente, debout en bas des marches, dans l’attente de passants. Les adultes sont très occupés par leurs appareils.

Noir et blanc ! Il y a du monde sur le marché et je suis surpris quand je les vois arriver. Pendant une seconde, elles sont côte à côte, puis la jeune femme voilée dépasse la vieille religieuse.

En sortant d’une exposition, je croise dans les escaliers du Musée cette gamine. Pensive, étonnée, soucieuse, inquiète ? Difficile à dire : peut-être tout à la fois.

En montant le grand escalier de la gare Saint-Charles.

« Assise sur une bitte / D’amarrage, elle pleure / Son homme qui la quitte / La mer, c’est son malheur », chante Renaud. Assis sur une bitte d’amarrage, ils s’embrassent, la mer, c’est leur bonheur.

Été indien à Marseille en ce mois d’octobre très chaud. L’été se prolonge, les restaurateurs font des affaires en terrasse. Je passe devant les tables le nez en l’air et l’appareil sur le ventre. Clic.

Ces trois-là sortent de l’eau quand je les croise sur la Corniche. Ils vont d’un pas décidé vers une destination que j’ignore. Flou, net et couleurs qui pètent !

Deux adolescentes se montrent des photos sur leurs téléphones. Arrive un jeune type qui passe près d’elles sans s’arrêter. Il leur dit quelque chose que je n’entends pas et se retourne deux pas plus loin. Les filles sont sceptiques.

Pas facile de passer inaperçu avec un appareil photo au milieu de la foule sur le sable. Je quitte la plage et je tombe sur un petit square bétonné où il y a moyen de faire une sieste à l’ombre des immeubles.

Je découvre, assise sur la grève, cette femme blonde et son toutou. « Quand les chiens aboient la caravane passe », quand la maîtresse téléphone (et l’appel a duré !), le cocker pleure.

Posté en haut des marches, devant ces courbes et ces lignes qui s’entrecroisent et se coupent, j’attends qu’un humain entre dans le cadre. Je n’attends pas longtemps.

En attendant le début de la séance de cinéma, je traîne sur le cours Julien. Je suis frappé par le look du type dans mon viseur : un vrai dur des films noirs des années 50.

Je marche sur la berge de la piscine du Vallon des Auffes. Deux enfants sont en grande discussion. Je m’approche, appareil photo à bout de bras. Ils ne sont pas d’accord.

Début mars, le Mistral souffle très fort. Par instant les vagues submergent les parapets et trempent les intrépides qui s’aventurent sur les plateformes en contre-bas. Ce fut mon cas. Le vent fait sa loi.

Sur le bruyant cours Belzunce, dans la paisible bibliothèque de l’Alcazar règne un silence reposant. Un endroit idéal pour lire, faire une pause, travailler. Au choix.







