Panier

j’ai pris quelques photos à cet emplacement avec plusieurs passant(e)s. Je ne sais pas exactement pourquoi mais celle-ci est ma préférée : sans doute du fait du mouvement dans l’image et peut-être aussi d’un vague petit air entre le grand profil de droite et celui de la jeune fille pressée.

Panier

Dans le quartier du Panier, le street art est partout. Dans cette petite rue (je suis carrément collé au mur dans mon dos), je me déplace à la recherche du « bon » emplacement pour photographier cette œuvre. J’ai la chance de voir arriver cet homme, assorti aux décor, un peu comme s’il en sortait.

Panier

Bien avant de vivre à Marseille, j’ai aimé les souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol. Je me souviens de la première fois où j’ai lu, il y a bien longtemps, cette phrase dans Le château de ma mère. Je me souviens aussi du film d’Yves Robert avec la voix off de Jean Rochefort qui la prononce tandis qu’on découvre le jeune Marcel à peine entré dans l’adolescence suivre les grandes roues du corbillard dans lequel on emporte sa mère. Cette phrase m’avait transpercé lorsque je l’ai lue pour la première fois.
Là, dans le Panier, assis sur des marches, je la relis plusieurs fois en espérant que parmi les enfants qui jouent sur la place quelques uns viendront dans mon cadre sans pour autant lire ces mots. Je n’attends pas très longtemps.

Panier

Quand je passe devant ce photogramme revisité de Shining (Jack Torrance, alias Nicholson vient de détruire à la hache la porte de la salle de bain où s’est réfugiée son épouse), je me poste contre le mur bien en face de l’image. Je devrais dire : je m’incruste dans le mur pour disparaître aux yeux des passant(e)s. La ruelle est étroite, mais ça marche plutôt bien : on m’ignore et si quelques-un(e)s sont passé(e)s sans un regard pour Jack, une majorité a jeté un coup d’œil à l’inquiétant bonhomme.

La Plaine

D’abord, désolé pour cette image qui « hurle », mais j’ai une bonne raison de conserver la couleur.
Mardi 8 mars, je me rends à la Plaine pour découvrir la belle photographie couleur de ma copine Anne. Quelques jours plus tôt, elle me dit : « Je vais la faire tirer en grand format et je la collerais en plusieurs exemplaires sur la place. » J’arrive tard, il est presque 19 h, la nuit tombe quand je me pose devant la photo en même temps que deux écoliers du quartier :
Léo (à gauche) : Tu as vu qui c’est sur la photo ?…
Arthur : Non, c’est qui ?
Léo : Mais c’est la maman de Clément juste là, regarde !
J’ai changé les prénoms.

Les supports ne rendent pas vraiment hommage à la photo.