Rue Nationale

Déambulation dans les vieux quartiers. Quand je l’aperçois assise sur la devanture et le store du magasin, un livre à la main, un verre (on dirait du jus d’orange quand on zoome) sur une tablette en équilibre précaire, je n’hésite pas. Elle m’a vu faire la photo dans sa direction. Elle sourit.
Je lui demande : « Vous êtes bien installée là-haut, pour bouquiner ? »
– Tout à fait. On fait avec ce qu’on a », précise-t-elle avec un nouveau sourire, puis elle replonge dans son bouquin.
Il y a quand même plein de gens sympathiques dans cette ville.

Panier

Quand je passe devant ce photogramme revisité de Shining (Jack Torrance, alias Nicholson vient de détruire à la hache la porte de la salle de bain où s’est réfugiée son épouse), je me poste contre le mur bien en face de l’image. Je devrais dire : je m’incruste dans le mur pour disparaître aux yeux des passant(e)s. La ruelle est étroite, mais ça marche plutôt bien : on m’ignore et si quelques-un(e)s sont passé(e)s sans un regard pour Jack, une majorité a jeté un coup d’œil à l’inquiétant bonhomme.

Métro Bougainville

Face à la station de métro, un mur d’une couleur pas banale. Je suis curieux, j’ai regardé sur Google Map : il était déjà rose lors du passage de la Google car, sauf qu’il était couvert de tags et d’affiches.
Le jeune homme devait m’attendre, il est parti quelques secondes après la photo. La dame aussi 😉

Friche de la Belle de Mai

Ces deux gamins jouent au ballon dans les grandes coursives de la Friche. Ils vont et viennent, disparaissent en riant. Je m’éloigne pour intégrer l’inscription sur le mur en espérant qu’il repassent. J’attends. Je les entends rire au loin. Ils finissent par arriver en courant derrière le ballon qui est trop loin devant eux pour que je puisse l’intégrer dans l’image. Dommage.