Panier

Dans mes déambulations marseillaises, j’ai une affection particulière pour le quartier du Panier où il y a toujours ou presque quelque chose à voir… et à photographier.
Ici, je marche dans une ruelle perpendiculaire à celle de l’image, je tourne la tête par réflexe et je fais la photo en continuant mon chemin. A posteriori je me dis que le cadre, les verticales, la pose du type sur sa chaise haute sous un réverbère m’ont fait déclencher sans réfléchir. Et souvent, c’est ce qui marche le mieux.

Rue Nationale

Déambulation dans les vieux quartiers. Quand je l’aperçois assise sur la devanture et le store du magasin, un livre à la main, un verre (on dirait du jus d’orange quand on zoome) sur une tablette en équilibre précaire, je n’hésite pas. Elle m’a vu faire la photo dans sa direction. Elle sourit.
Je lui demande : « Vous êtes bien installée là-haut, pour bouquiner ? »
– Tout à fait. On fait avec ce qu’on a », précise-t-elle avec un nouveau sourire, puis elle replonge dans son bouquin.
Il y a quand même plein de gens sympathiques dans cette ville.

Panier

Quand je passe devant ce photogramme revisité de Shining (Jack Torrance, alias Nicholson vient de détruire à la hache la porte de la salle de bain où s’est réfugiée son épouse), je me poste contre le mur bien en face de l’image. Je devrais dire : je m’incruste dans le mur pour disparaître aux yeux des passant(e)s. La ruelle est étroite, mais ça marche plutôt bien : on m’ignore et si quelques-un(e)s sont passé(e)s sans un regard pour Jack, une majorité a jeté un coup d’œil à l’inquiétant bonhomme.