Vieux Port

Sur mon vieux vélo, je me fais doubler par cet étrange équipage qui fonce à vive allure J’ai du mal à les rattraper, appareil photon à la main. Quand le pilote s’arrête au feu – si, si, je vous jure, je m’approche à sa hauteur et je lui demande comment va son chien-sac à dos. C’est le chien qui me répond en pleurant un peu, pressé de retrouver la terre ferme.

Avenue Pierre Mendès-France

Quand je découvre cette inscription le long de l’hippodrome Borely il y a quelques jours, je me dis que je ne publierai pas cette image parce que le pire ne peut pas arriver, parce que les procurations n’ont jamais été aussi nombreuses, parce que j’ai moi-même voté pour un copain absent de Marseille… Et pourtant on en est là ! Cette formule à l’emporte-pièce disait donc vrai.
C’est triste.

Avenue des Chutes Lavie

J’arrive quelques secondes après que le jeune garçon a sauté sur le dos de la dame, sa mère, je suppose. Quand il croise mon regard et voit mon appareil photo, il fait la tête que vous voyez sur l’image : ni surpris, ni coléreux, juste souriant.

Gréasque

Balade vtt champêtre dans les environs de Gréasque. Peu de monde sur les chemins malgré le soleil, mais une apparition à l’heure du pique-nique au détour d’une clairière. Le chien n’a pas réussi à rejoindre son maître sur le toit de la citerne.

Rue des Pistoles

Il y a quelques semaines dans le quartier du Panier. Tandis que des amis entrent dans une boutique, je m’assois sur un banc, intrigué par ces enfants qui semblent libres et sans surveillance, une vision de plus en plus rare dans nos villes. Le duo à vélo tourne et vire sur la placette jusqu’au moment où il s’immobilise face au gamin à pied. Le cycliste fait des reproches au piéton et son passager le soutient du regard. Après quelques brefs échanges, la tension tombe d’un coup et ils se remettent à jouer ensemble.