Boulevard Longchamp

Comme dans plusieurs villes de France, à Marseille, la manifestation est interdite par la préfecture. Mais rien ne semble pouvoir stopper les hordes gauchistes qui remontent le boulevard Longchamp en direction du Palais du même nom. Les manifestants hargneux et incontrôlables avancent d’un seul bloc, banderoles, pancartes et drapeaux en main, prêts à en découdre avec la police.
Ça saute aux yeux, n’est-ce pas ?

Manifestation pacifique dans les rues de Marseille. Une foule jeune et souriante avance, pancartes à la main et sourires aux lèvres sur un boulevard, dans le soleil.

Rue du jardin zoologique

L’automne chaud marseillais se décline aussi sur ce grand mur qui accueille très souvent dessins, tags ou graffiti. Le matin (la veille du samedi après-midi « agité »), je passe en scooter devant ce bref réquisitoire. Je reviens à pied l’après-midi pour faire la photo.

Marseille, mur avec une inscription provocatrice et la silhouette d'un piéton qui vient de passer devant le graffiti

Boulevard Philippon

Je vous laisse méditer cette affirmation qui m’a beaucoup questionné. En même temps, je me sers de cette image pour tester les modifications récentes apportées à mon site. Il y a des pages et sous-pages vides qui devraient se remplir à terme.

Marseille, photo couleur d'un mur de pierre avec un énorme tag de couleur verte plutôt amusant

Martigues

Carte blanche à Ernest Pignon-Ernest au Musée Ziem de Martigues. 200 œuvres de ce grand bonhomme, la mémoire de 60 ans de création, au service d’une humanité sans faille.
Le monsieur en vert, au sourire discret, regarde un documentaire retraçant l’un des nombreux épisodes de la vie de l’artiste. Dans son dos, l’un des dessins d’Ernest Pignon-Ernest, un dessinateur puissant et virtuose qui a changé les rues du monde avec ses œuvres d’art éphémères. A voir absolument.
Jusqu’au 15 novembre prochain

Théâtre de Lenche

Hier, mercredi soir, j’ai vu dans le petit théâtre de la place de Lenche, « A la ligne, feuillets d’usine », un seul en scène adapté du récit de Joseph Ponthus. L’interprète, Tonin Palazzotto, écrit dans la présentation du spectacle : « Quand je demandais à mon épouse de m’aider à répéter la partie sur l’abattoir, elle ne ne supportait pas, rien qu’à l’entendre. Même dehors, sous le tilleul devant notre maison, parmi les fleurs, les oiseaux et les papillons. Pourtant nous habitons la campagne, une campagne magnifique, avec un bassin qui coule devant chez nous… Eh bien, même là, c’était comme si tout s’obscurcissait au contact de ces mots, de cette réalité à peine décrite, à peine racontée.
Alors je suis rentré dans la maison. Je me suis isolé. […] Je me suis éloigné pour répéter seul cette partie, pour y entrer seul, à l’abattoir.
Et en traversant ces mots, je pense à elle. A la femme de Ponthus. A ce geste d’amour qui avait poussé son compagnon à tout quitter, à partir loin, à accepter un travail difficile pour la suivre. Et je me dis que, malgré la cruauté de ce que je raconte, malgré le poids de ces vies fracassées, il y a toujours quelque chose qui nous tient debout, quelque chose qui nous fait avancer. »

Ce soir jeudi et demain vendredi au théâtre de Lenche. Pour les autres, lisez le magnifique « A la ligne, feuillets d’usine » de Joseph Ponthus.