Théâtre de Lenche

Hier, mercredi soir, j’ai vu dans le petit théâtre de la place de Lenche, « A la ligne, feuillets d’usine », un seul en scène adapté du récit de Joseph Ponthus. L’interprète, Tonin Palazzotto, écrit dans la présentation du spectacle : « Quand je demandais à mon épouse de m’aider à répéter la partie sur l’abattoir, elle ne ne supportait pas, rien qu’à l’entendre. Même dehors, sous le tilleul devant notre maison, parmi les fleurs, les oiseaux et les papillons. Pourtant nous habitons la campagne, une campagne magnifique, avec un bassin qui coule devant chez nous… Eh bien, même là, c’était comme si tout s’obscurcissait au contact de ces mots, de cette réalité à peine décrite, à peine racontée.
Alors je suis rentré dans la maison. Je me suis isolé. […] Je me suis éloigné pour répéter seul cette partie, pour y entrer seul, à l’abattoir.
Et en traversant ces mots, je pense à elle. A la femme de Ponthus. A ce geste d’amour qui avait poussé son compagnon à tout quitter, à partir loin, à accepter un travail difficile pour la suivre. Et je me dis que, malgré la cruauté de ce que je raconte, malgré le poids de ces vies fracassées, il y a toujours quelque chose qui nous tient debout, quelque chose qui nous fait avancer. »

Ce soir jeudi et demain vendredi au théâtre de Lenche. Pour les autres, lisez le magnifique « A la ligne, feuillets d’usine » de Joseph Ponthus.

Rond point Claudie d’Arcy

Le samedi 20 novembre, plus de 6000 personnes se sont retrouvées à Marseille sur le rond point où a été assassiné Mehdi Kessaci. Son frère Amine : « Je demande la justice pour Mehdi. Je ne me tairai pas. Depuis des années, nous alertons car nous savons que le silence tue. Nous avons besoin de policiers et de sécurité. Nous avons besoin de justice sociale. Le narcotrafic contrôle, le narcotrafic corrompt, le narcotrafic tue. Personne ne peut dire qu’il ne savait pas. »
Quelques images du rassemblement.

Troisième arrondissement

Désolé, je ne me souviens plus de la rue où j’ai découvert ce tag. Très lisible malgré tout.

Palais Longchamp

Dans le film « Les graines du figuier sauvage », j’ai pu admirer de superbes voiles et de très beaux drapés. Croiser cette dame sur les marche du Palais m’a remis en tête les images de ce film iranien puissant qui montre le combat des femmes pour vivre libres. Choisir sa tenue vestimentaire, par exemple. Ici c’est possible.
Comme dit Philippe Geluck : « Pour voir qu’il fait noir, on n’a pas besoin d’être une lumière. »

Avignon

A la toute fin de l’exposition de Miss.Tic*, « A la vie, à l’amor », un atelier, tenu par la jeune fille sur l’image, pour que les visiteurs créent leurs propres pochoirs. Miss Tic, c’est top !

* Jusqu’au 5 janvier 2025, exposition « A la vie, à l’amor » de l’artiste française Miss Tic (1985 – 2022) au Palais des Papes, Avignon. Plasticienne et virtuose du pochoir, elle s’exprime durant 40 ans sur les murs de la capitale. Miss Tic représente des femmes fatales accompagnées d’aphorismes et de jeux de mots qui prônent la liberté et critiquent un monde soumis aux dictats et au pouvoir masculins. Une œuvre inscrite à l’aérosol sur les murs.