Panier

Dans mes déambulations marseillaises, j’ai une affection particulière pour le quartier du Panier où il y a toujours ou presque quelque chose à voir… et à photographier.
Ici, je marche dans une ruelle perpendiculaire à celle de l’image, je tourne la tête par réflexe et je fais la photo en continuant mon chemin. A posteriori je me dis que le cadre, les verticales, la pose du type sur sa chaise haute sous un réverbère m’ont fait déclencher sans réfléchir. Et souvent, c’est ce qui marche le mieux.

Impasse Flammarion

Je descends vers la gare Saint-Charles. Quand une ombre, qui traverse le boulevard Voltaire au pied d’une impasse, me fait de l’œil, je m’arrête et j’attends dans le vent qu’une silhouette s’engage sur le passage piétons. Pas trop longtemps.

Boulevard Camille Flammarion

Comme disait un certain Jean-Luc, s’interrogeant pendant le montage de son film : « ce n’est pas une image juste, c’est juste une image. » Cette jeune femme ne se préserve pas de mon objectif qu’elle n’a même pas remarqué. Elle protège ses yeux du vent, une rafale qui me pousse dans le dos et fait s’envoler la poussière. Les apparences sont trompeuses.

Rue de la République

Fin de journée, j’attends le tram à la station République-Dames. Dans mon dos, une boutique très éclairée devant laquelle patiente une femme, sous une pluie fine. Elle attend, immobile, son compagnon entré quelques instants plus tôt. Sûrement pour me laisser faire une photo.