Théâtre de Lenche

Hier, mercredi soir, j’ai vu dans le petit théâtre de la place de Lenche, « A la ligne, feuillets d’usine », un seul en scène adapté du récit de Joseph Ponthus. L’interprète, Tonin Palazzotto, écrit dans la présentation du spectacle : « Quand je demandais à mon épouse de m’aider à répéter la partie sur l’abattoir, elle ne ne supportait pas, rien qu’à l’entendre. Même dehors, sous le tilleul devant notre maison, parmi les fleurs, les oiseaux et les papillons. Pourtant nous habitons la campagne, une campagne magnifique, avec un bassin qui coule devant chez nous… Eh bien, même là, c’était comme si tout s’obscurcissait au contact de ces mots, de cette réalité à peine décrite, à peine racontée.
Alors je suis rentré dans la maison. Je me suis isolé. […] Je me suis éloigné pour répéter seul cette partie, pour y entrer seul, à l’abattoir.
Et en traversant ces mots, je pense à elle. A la femme de Ponthus. A ce geste d’amour qui avait poussé son compagnon à tout quitter, à partir loin, à accepter un travail difficile pour la suivre. Et je me dis que, malgré la cruauté de ce que je raconte, malgré le poids de ces vies fracassées, il y a toujours quelque chose qui nous tient debout, quelque chose qui nous fait avancer. »

Ce soir jeudi et demain vendredi au théâtre de Lenche. Pour les autres, lisez le magnifique « A la ligne, feuillets d’usine » de Joseph Ponthus.

Parc Longchamp

Il y a des grosses bêtes accrochées à la fontaine du Palais. On pourrait croire qu’elles vont dévorer les touristes en bas qui ne se doutent de rien. (Pour dramatiser la scène j’ai ajouté un filtre).

La Plaine

Place Jean Jaurès, « haut lieu du graffiti marseillais », d’après La Provence, (qui n’a pas tort) tous les kiosques sont peints, la plupart avec des œuvres de MTP, Marseille Trop Puissant, un groupe de supporters de l’OM. Je me suis assis sur un banc en attendant un supporter.

Cours Belsunce

Un soir. Je fais des essais en noir et blanc sur le cours, appareil photo à hauteur de poitrine, regard fixé sur l’écran arrière du boitier. Je pivote lentement sur place : quand j’arrive sur ce quatuor, pendant une seconde, je les prends pour des humains. Il y a des jours…

Avenue Pierre Mendès-France

Quand je découvre cette inscription le long de l’hippodrome Borely il y a quelques jours, je me dis que je ne publierai pas cette image parce que le pire ne peut pas arriver, parce que les procurations n’ont jamais été aussi nombreuses, parce que j’ai moi-même voté pour un copain absent de Marseille… Et pourtant on en est là ! Cette formule à l’emporte-pièce disait donc vrai.
C’est triste.