Auteur : alaingirard
La Pointe Rouge
Limites
Dans le domaine de la photo de rue, je me suis posé quelques limites. Au moins deux : je photographie peu les couples, surtout s’ils sont aisément identifiable, histoire de ne pas semer la zizanie… Et pourtant il y en a de magnifiques.
Seconde règle : j’évite les images avec des protagonistes en situation dévalorisante, humiliante ou simplement ridicule. Il m’arrive parfois d’oublier ce second principe quand la photo me semble drôle. Je sais, ce n’est pas une excuse.
Rien de tout ça avec cette image un peu floue, en contre-jour. Quand je vois arriver ces jeunes filles, la joie de vivre qui se dégage de cette petite bande me touche. Sur ce trottoir, juste au-dessus de la plage de la Pointe Rouge, j’ai le sentiment de croiser un pur moment de joie, peut-être de bonheur. Ce n’est pas si fréquent. Clic !

Boulevard du Jardin Zoologique
Voleur
Je sais qu’un certain nombre d’entre vous (j’ai les noms) n’apprécie pas ma manière de « voler » des images à des quidams qui n’ont rien demandé. Et qui, le plus souvent, ne remarquent même pas qu’ils ont été photographiés.
Joël Meyerowitz, célèbre photographe américain, affirme : « La rue est un espace public. Tout le monde y est sur un pied d’égalité. Vous avez le droit de vous promener, de prendre des images. Si vous ne voulez pas être photographié, n’allez pas dans la rue. »
Un peu excessif sans doute mais pourquoi pas après tout.
Quand je fais des photos dans la rue, a priori je ne fais rien de mal 😉 et si l’une ou l’autre de mes « victimes » m’interpelle ou me demande d’effacer le cliché, je ne discute pas, je le fais aussitôt. Et avec le sourire, étant donné que très vite il est question de droit à l’image, de respect de la vie privée etc.
Dans la rue, mon objectif est simple : je recherche de situations, des individus, des images qui attirent mon œil et que je prends plaisir à partager ici même. C’est comme un jeu, une sorte de défi car dans la rue tout va très vite, pas le temps de réfléchir ou de soigner le cadrage de moments bien souvent fugitifs mais tellement plaisants quand on parvient à saisir une expression, une relation, une lumière…
Dans le précédent message, j’affirme ne pas toujours être à l’aise en photographiant de cette manière. C’est la stricte vérité. Etant d’un naturel plutôt réservé et discret, je dois « m’arracher » et, comme on dit aujourd’hui, sortir de ma zone de confort pour faire mes photos : j’utilise le plus souvent une focale de 28 mm, un objectif grand angulaire qui a tendance à faire monter l’adrélanine parce qu’il oblige à une réelle proximité avec le sujet photographié. Ainsi sur cette image, je suis à environ un environ un mètre de la maman qui se demande ce que veulent ces deux charmants gamins qui ont ramassé une pile de journaux gratuits déposés à l’entrée du métro et qu’ils proposent à tous les passants.
A suivre : Limites

Panier
Dada
Je vais être un peu plus bavard que d’habitude et sortir des circonstances dans lesquelles j’ai fait la photo. Ça tombe bien, pour celle-ci, il n’y a pas grand-chose à dire…
La photo de rue, c’est mon dada, comme vous l’avez sans doute remarqué. Un dada déjà ancien mais qui a pris racine à Marseille en 2015 à la suite d’un échange avec ami motard et blogueur qui m’a dit : « Mais Alain, pourquoi ne fais-tu pas un blog pour montrer tes photos ? »
Sitôt dit, sitôt fait, avec quelques mois de retard quand même.
La photo de rue, c’est la base de ma pratique, là où je me sens le plus à l’aise sans l’être vraiment. Je m’expliquerai. Au quotidien, je fais peu de photos de famille (les enfants et petits-enfants sont loin), quelques images de paysage et de rares photos de vacances. En réalité, je balance entre vidéo (avec mes camarades de CinéTravelling), atelier photo hebdomadaire avec une joyeuse bande et photo de rue en solitaire dans Marseille puisque c’est là où je vis et qu’il y a des tas de choses à voir.
A suivre : Voleur


