Arles 2021

Je n’ai pas tout vu, loin de là ! Parmi toutes ces images : « La nouvelle avant-garde noire fait bouger les lignes entre l’art et la mode » (photos 1 et 2), dit un article du Point. Difficile de dire le contraire.
L’exposition« Etre présent », une galerie de portraits, du sud-africain Pieter Hugo est forte. Hommes, femmes enfants, tous pris de face, regards droit dans l’objectif (photo 6): « Un bon portrait est furtif, juste après, le modèle se détend », constate-t-il.
Et la rétrospective Sabine Weis, 96 ans, (photos 7 et 8) est un bonheur et mérite à elle seule le déplacement : « Quand on dit que je suis humaniste, ça me va, parce que ce que je voulais surtout photographier, ce qui m’a toujours intéressé, ce sont les gens ». Aucun doute à ce sujet.

Vieux Port

Quand je m’assois à ses côtés sur la murette, je suppose qu’il devine ma présence. Il lève à peine la tête, ne prend pas la peine de regarder vers moi et se replonge dans son écoute en fermant les yeux. Ça devait être bien ce qu’il avait dans le casque.

Prado (plage)

Un matin fin juin, tôt, sur les plages du Prado. Pas encore de maître-nageur ni de baigneurs. Le petit vent frisquet me fait supposer que ce couple est installé dos à la mer pour profiter du soleil.

Vieux Port

De loin, sous l’ombrière, j’aperçois une silhouette faire des sauts périlleux impressionnants. Je m’approche. C’est une jeune fille, une adolescente, elle est seule, elle attend qu’un espace suffisamment grand se libère devant elle et elle se lance dans l’indifférence quasi générale. Étonnante.

Place Castellane

Midi, près du marché. Je marche au rythme des passants, appareil à la main (il est tout petit), dans l’indifférence générale.