C’est un dimanche « La voie est libre » : piétons et tout ce qui roule sans moteur à explosion, hormis les voitures, peuvent emprunter la Corniche de 10 h à 19 h. Des trottinettes en profitent pour tenter des excès de vitesse.
Dans les transports en commun, tout le monde ou presque a le regard tourné vers le bas. Seul le type, à gauche, consulte son portable. Les deux enfants ont juste la tête baissée et les mains vides : ils doivent réfléchir. Tout n’est pas perdu.
Je suis devant la Major, le bateau quitte le quai en direction du Frioul. Beau moment : le ciel est superbe, le navire glisse sur l’eau et j’ai le sourire en pensant à ce que disait Philippe Noiret de la vie : « Le voyage est court. Essayons de le faire en première classe. »
Les trois-quart du temps je me déplace à deux roues ou à pied. Pour une fois où je suis en voiture, et à la place passager, j’en profite ! Malgré mes bruits de bouche pour l’intéresser, le petit chien blanc ne me jette pas un regard. Le bazar ambiant, sans doute.