Au bas de la rampe, à l’arrière de la Villa Méditerranée, je tombe nez à nez (ou appareil photo à parapluie) sur ce jeune sniper qui part en courant au moment où j’arrive à ses côtés. Il ne m’a même pas vu.
Malgré les apparences, je ne passe pas ma vie dans les musées. Je profite d’un dimanche pluvieux pour admirer l’immense tableau de Michel Serre sur la grande peste qui ravagea Marseille en 1720, l’épidémie la plus meurtrière que la ville ait jamais connue.
Fin d’après-midi un samedi du mois de mai. Un monde fou sur le cours Julien. En attendant le début de ma séance de cinéma (à la Baleine), je me poste au sommet de l’escalier qui donne sur la passerelle enjambant le cours Lieutaud.
Mercredi 3 mai 2023 : marche blanche silencieuse en hommage aux jeunes tués par balles à Marseille. Des enfants, des adolescents, des mères de famille en tête du cortège.