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Théâtre de Lenche
Hier, mercredi soir, j’ai vu dans le petit théâtre de la place de Lenche, « A la ligne, feuillets d’usine », un seul en scène adapté du récit de Joseph Ponthus. L’interprète, Tonin Palazzotto, écrit dans la présentation du spectacle : « Quand je demandais à mon épouse de m’aider à répéter la partie sur l’abattoir, elle ne ne supportait pas, rien qu’à l’entendre. Même dehors, sous le tilleul devant notre maison, parmi les fleurs, les oiseaux et les papillons. Pourtant nous habitons la campagne, une campagne magnifique, avec un bassin qui coule devant chez nous… Eh bien, même là, c’était comme si tout s’obscurcissait au contact de ces mots, de cette réalité à peine décrite, à peine racontée.
Alors je suis rentré dans la maison. Je me suis isolé. […] Je me suis éloigné pour répéter seul cette partie, pour y entrer seul, à l’abattoir.
Et en traversant ces mots, je pense à elle. A la femme de Ponthus. A ce geste d’amour qui avait poussé son compagnon à tout quitter, à partir loin, à accepter un travail difficile pour la suivre. Et je me dis que, malgré la cruauté de ce que je raconte, malgré le poids de ces vies fracassées, il y a toujours quelque chose qui nous tient debout, quelque chose qui nous fait avancer. »
Ce soir jeudi et demain vendredi au théâtre de Lenche. Pour les autres, lisez le magnifique « A la ligne, feuillets d’usine » de Joseph Ponthus.

Pointe Rouge
La chaleur s’attarde début novembre, les plages ressemblent un peu à celles de l’été même si l’eau est plus fraîche. Le temps de sortir mon appareil, je rate la photo de la jeune fille en maillot noir qui fait un poirier magnifique avant de donner un coup de main à son jeune frère. En tout cas, c’est comme ça que j’ai vu l’histoire.

Avignon
« Bonjour les gens ! Vous me reconnaissez ? Je m’appelle Charlot et je suis surpris parce qu’il me vise pendant que je fais ma pub dans les rues d’Avignon. Mon spectacle est entièrement muet, en noir et blanc, avec un pianiste pour m’accompagner en live. A la chapelle des Italiens, jusqu’au 21 juillet. Vous venez me voir ?… »


