Plage du Prado

Je le vois de loin un matin de grand vent. Le froid a fait fuit les promeneurs et les contemplatifs, mais il demeure imperturbable. Assis sur un muret, je l’observe de loin : il passe de l’immobilité totale à des figures au ralenti ou très rapides, comme s’il avait un adversaire face à lui.

Plage du Prado

Un matin de février venté. Trois jours que ça dure. Sur les plages, quelques joggeurs, des téméraires qui longent la mer, pas trop près du bord pour éviter les embruns, un baigneur qui fait un aller retour si rapide dans l’eau que j’ai raté la photo, un gymnaste. Et des travailleurs dans le vent.

Boulevard Camille Flammarion

Comme disait un certain Jean-Luc, s’interrogeant pendant le montage de son film : « ce n’est pas une image juste, c’est juste une image. » Cette jeune femme ne se préserve pas de mon objectif qu’elle n’a même pas remarqué. Elle protège ses yeux du vent, une rafale qui me pousse dans le dos et fait s’envoler la poussière. Les apparences sont trompeuses.

Prado (plages)

Malgré le mistral glacial (pléonasme) de cette fin novembre, je ne suis pas le seul à arpenter les plages, tel le surfeur confirmé, à la recherche de « la vague ». Je n’ai pas eu la patience de mon collègue, assis sur une rocher, qui n’a pas quitté une seconde le viseur de son appareil photo. J’espère qu’il l’a eue !

Pointe Rouge

Quand je descends du parking en direction du club d’aviron, je suis déçu : la sortie sur l’eau est compromise vu l’état de la mer, mais le yoga reste possible même par fort mistral. C’est déjà ça.