Panier

Quand je passe devant ce photogramme revisité de Shining (Jack Torrance, alias Nicholson vient de détruire à la hache la porte de la salle de bain où s’est réfugiée son épouse), je me poste contre le mur bien en face de l’image. Je devrais dire : je m’incruste dans le mur pour disparaître aux yeux des passant(e)s. La ruelle est étroite, mais ça marche plutôt bien : on m’ignore et si quelques-un(e)s sont passé(e)s sans un regard pour Jack, une majorité a jeté un coup d’œil à l’inquiétant bonhomme.

Rue des Récolettes

La boutique de l’OM se tient au coin de la Canebière et de la rue des Récolettes, en travaux de grande réfection. Je me poste sur ce qui reste de trottoir, un peu en hauteur, dans l’attente d’un premier plan qui ne tarde pas à se présenter. Merci monsieur.

Métro

La campagne du Secours Populaire intitulée Post-it est l’œuvre d’un duo guyano-marseillais, Hermine Ancel et Carla Maiorana, qui affirme : « Nous avons décidé d‘opter pour une affiche impactante, simple, facilement compréhensible et capable de toucher n‘importe qui. C‘est pour cela que nous avons osé l‘étiquette “pauvre” qui est l‘élément perturbateur qui permettra au public de s‘arrêter devant cette affiche et de s‘y intéresser. »
A la station Colbert, la rame s’arrête là.

La Plaine

Dimanche 20 mars, Carnaval de la Plaine, Noailles. Malgré le temps incertain, une foule multicolore envahit les rues des du quartier, « théâtre de grandes folies déraisonnables », dit un tract annonçant les festivités. L’ambiance est chaleureuse et bienveillante : inutile de se faire discret, les jeunes, en majorité dans le cortège :-), prennent plaisir à poser devant l’appareil photo.

La Plaine

D’abord, désolé pour cette image qui « hurle », mais j’ai une bonne raison de conserver la couleur.
Mardi 8 mars, je me rends à la Plaine pour découvrir la belle photographie couleur de ma copine Anne. Quelques jours plus tôt, elle me dit : « Je vais la faire tirer en grand format et je la collerais en plusieurs exemplaires sur la place. » J’arrive tard, il est presque 19 h, la nuit tombe quand je me pose devant la photo en même temps que deux écoliers du quartier :
Léo (à gauche) : Tu as vu qui c’est sur la photo ?…
Arthur : Non, c’est qui ?
Léo : Mais c’est la maman de Clément juste là, regarde !
J’ai changé les prénoms.

Les supports ne rendent pas vraiment hommage à la photo.