Extrait d’un article d’actuMarseille : « Dans la cité phocéenne, le dernier Halloween avait tourné au vinaigre. Des bagarres avaient éclaté dans la soirée organisée au R2, la discothèque en rooftop du centre commercial Les Terrasses du port, et trois ados qui réclamaient des bonbons s’étaient fait tirer dessus par un homme qui les avait confondus… avec des cambrioleurs. » Au Parc Longchamp, en milieu d’après-midi, c’était beaucoup plus calme.
Dans la rue de l’Observance (la bien nommée ici), je me retourne et je vois ce grand costaud se relever sans que j’aie eu le temps de le photographier. Il m’aperçoit avec mon appareil à la main, l’air soupçonneux. Je lui demande s’il veut bien refaire quelques pompes pour la photo. Il recommence aussitôt. Les gens sont sympas.
Dernier jour du mois d’août, sortie VTT dans le massif des calanques. Le temps est au beau fixe, les pins embaument l’atmosphère, l’été est encore costaud. Pause déjeuner à l’ombre des pins au-dessus de la calanque de Sormiou dans un paysage splendide. Quand cette dame s’assoit à distance et sort un livre, je lui demande ce qu’elle lit. Elle me montre la couverture : « Un cheval l’autre » de Bartabas. « Je n’ai rien lu d’autre de lui, c’est émouvant, je le lis parce que j’aime les chevaux », précise-t-elle. Moi, j’aime bien croiser des lectrices et des lecteurs sur papier ou liseuse, je ne suis pas (trop) sectaire.
Je saute de mon vélo quand je découvre ce tag sur le mur en face. Je fais une photo « à l’arrache » (celle que vous voyez dessous) juste avant qu’une camionnette vienne se garer devant l’inscription. Pas le temps de régler la vitesse (ça se voit, non ?) et j’entends le moteur du véhicule tourner au ralenti. Le chauffeur, tout sourire, les mains en l’air au-dessus du volant, me fait comprendre qu’il me laisse le temps. Il ne sait pas que j’aimerais avoir un humain (un peu moins flou) dans le champ, mais aucun piéton ou cycliste à l’horizon. Je le remercie d’un hochement de tête tandis tandis qu’il baisse la vitre pour me dire : « C’est quand même malheureux ! Un mur qui vient d’être repeint… » Surpris par sa remarque, pensant qu’il était touché par les mots, je finis par bredouiller : – Oui, mais quand même ce slogan, c’est… , c’est intéressant, c’est pas courant en ce moment… – C’est vrai, c’est vrai », admet-il. Il se gare, on se salue et je remonte sur mon vélo. Si vis pacem para bellum, une formule magnifique à l’origine de quelques millions de morts et de l’enrichissement des plus riches. Mais ça c’est une autre histoire.