Avenue d’Odessa

Point de vue sur le port de la Pointe Rouge en contre-bas. En hommage à Elliott Erwitt qui fait marcher un estivant sur le toit des voitures (photo dans mon précédent article).

Esplanade Jean-Paul II

Seul devant la Major, appuyé au parapet, torse nu, bras croisés, vêtu d’un bermuda sombre, il me regarde arriver l’appareil photo à la main. Il est spectaculaire, mais comment le photographier discrètement dans cet espace vide ? je continue mon chemin et, quand je me retourne, il est en train d’ôter son bermuda, dévoilant un boxer de bain orange. Je quitte la place peu après sans savoir s’il est allé plus loin dans son streap-tease.

Quai du Port

Quand j’arrive en face de ce couple de manifestants, je m’adresse au monsieur : « Ah vous avez un joli petit chien bien sympathique. »
Le maître et le chien me regardent en silence quand la dame intervient : « Vous ne trouvez pas qu’ils se ressemblent ? »
J’esquisse un sourire en faisant la photo.

Frioul

Je suis devant la Major, le bateau quitte le quai en direction du Frioul.
Beau moment : le ciel est superbe, le navire glisse sur l’eau et j’ai le sourire en pensant à ce que disait Philippe Noiret de la vie : « Le voyage est court. Essayons de le faire en première classe. »

Vieux Port

Quand je m’approche, la dame me fait l’article : « Des poulpes de roche, ils sont vivants, ils viennent d’être pêchés », me dit-elle pour me convaincre. Ils sont trois, un seul se tient au milieu, les autres sont recroquevillés dans les coins du bac.
La dame ne sait pas que j’ai vu le documentaire My octopus teacher (Mon ami le poulpe, en français) qui raconte l’incroyable amitié entre un poulpe et un plongeur qui lui rend visite au quotidien pendant presqu’un an. Elle ne sait pas non plus que je viens de terminer « L’éloquence de la sardine »*, un merveilleux livre sur le monde sous-marin. Autant dire que je suis reparti les mains vides.

*L’éloquence de la sardine de Bill François, éditions J’ai lu. Une véritable immersion à la rencontre des poissons, crustacés et autres bestioles dont on ne sait quasiment rien. Un régal de lecture même si on n’est pas passionné par le monde sous-marin. Et c’est mon cas.