Musée Regards de Provence

il faut faire vite ! L’exposition Les années-Hip (1) de Bernard Plossu se termine le 23 mars prochain. Un samedi après-midi, j’ai eu la chance de participer à une visite guidée par Bernard Plossu lui-même.
En attendant l’arrivée du maître, je patiente dans le hall du musée en photographiant les peintures au mur et les chevelures des visiteurs.

(1) Les années Hip. 1966, le jeune Bernard Plossu, à peine 20 ans, fasciné par la culture hippie, rêvant d’un monde meilleur et d’une vie en harmonie avec la nature et les éléments, fait ses débuts de photographe en Californie, à San Francisco, the place to be, dans ces années-là. Ce n’est ni de reportage ni de journalisme, juste des photographies simples, délicates, intemporelles : Joan Baez et ses sœurs, Allen Ginsbert et ses clochettes et tant d’autres.
Un moment plein de douceur et de nostalgie auprès de ce grand bonhomme.

Avignon

Mercredi 26 février, rencontre à l’université d’Avignon avec Ernest Pignon Ernest et Pascal Bonafaux, historien de l’art, qui vient de lui consacrer un magnifique ouvrage (1). Dans un amphithéâtre bondé (étudiants des Beaux Arts et admirateurs de tous âges), une heure quarante de bonheur à écouter ce duo, en particulier Ernest Pignon, un artiste espiègle (photo) aussi talentueux que modeste et sympathique. Un moment de partage et de découverte qui donne envie de prendre son crayon, son pinceau ou son appareil photo.

(1) Le dessin, la mémoire ou la poésie, Actes Sud 2025.

Palais Longchamp

Dans le film « Les graines du figuier sauvage », j’ai pu admirer de superbes voiles et de très beaux drapés. Croiser cette dame sur les marche du Palais m’a remis en tête les images de ce film iranien puissant qui montre le combat des femmes pour vivre libres. Choisir sa tenue vestimentaire, par exemple. Ici c’est possible.
Comme dit Philippe Geluck : « Pour voir qu’il fait noir, on n’a pas besoin d’être une lumière. »

Avignon

A la toute fin de l’exposition de Miss.Tic*, « A la vie, à l’amor », un atelier, tenu par la jeune fille sur l’image, pour que les visiteurs créent leurs propres pochoirs. Miss Tic, c’est top !

* Jusqu’au 5 janvier 2025, exposition « A la vie, à l’amor » de l’artiste française Miss Tic (1985 – 2022) au Palais des Papes, Avignon. Plasticienne et virtuose du pochoir, elle s’exprime durant 40 ans sur les murs de la capitale. Miss Tic représente des femmes fatales accompagnées d’aphorismes et de jeux de mots qui prônent la liberté et critiquent un monde soumis aux dictats et au pouvoir masculins. Une œuvre inscrite à l’aérosol sur les murs.

Musée des Beaux Arts

Pour en finir avec la flamme olympique. Comme je n’ai pas eu la patience de faire la queue pour entrer au Vieux Port, le lendemain je me poste au pied des escaliers qui montent au Palais Longchamp. Je vois enfin la flamme de près. Elle est bien entourée.