Rue Jeanne Jugan

Je saute de mon vélo quand je découvre ce tag sur le mur en face. Je fais une photo « à l’arrache » (celle que vous voyez dessous) juste avant qu’une camionnette vienne se garer devant l’inscription. Pas le temps de régler la vitesse (ça se voit, non ?) et j’entends le moteur du véhicule tourner au ralenti. Le chauffeur, tout sourire, les mains en l’air au-dessus du volant, me fait comprendre qu’il me laisse le temps. Il ne sait pas que j’aimerais avoir un humain (un peu moins flou) dans le champ, mais aucun piéton ou cycliste à l’horizon. Je le remercie d’un hochement de tête tandis tandis qu’il baisse la vitre pour me dire : « C’est quand même malheureux ! Un mur qui vient d’être repeint… »
Surpris par sa remarque, pensant qu’il était touché par les mots, je finis par bredouiller :
Oui, mais quand même ce slogan, c’est… , c’est intéressant, c’est pas courant en ce moment…
– C’est vrai, c’est vrai »
, admet-il.
Il se gare, on se salue et je remonte sur mon vélo.
Si vis pacem para bellum, une formule magnifique à l’origine de quelques millions de morts et de l’enrichissement des plus riches. Mais ça c’est une autre histoire.

Rue du Jardin Zoologique

La première fois où je passe (à deux roues et pressé) devant ces affiches, les colleurs-admirateurs de Rimbaud sont sur un escabeau en train de les poser. La seconde fois, elles sont en place. La troisième, je fais une photo avant leur disparition quelques jours plus tard.

Panier

Un soir de novembre dans le quartier du Panier avec ses petites rues typiques et ses habitants qui le sont tout autant. La gamine, au milieu de la ruelle, a fini par se lever pour discuter de plus près avec sa copine (on devine ses genoux !) assise devant le cycliste à l’arrêt.

Panier

En balade dans ce quartier, je garde souvent l’appareil photo à la main. C’est bien rare qu’il n’y ait pas quelque chose ou quelqu’un à voir dans les petites rues du Panier. Comme un air d’Italie du sud.

Panier

Fin d’après-midi dans le Panier. En sortant d’une petite rue, je tombe sur ce monsieur immobile, au loin, avec son petit chien sur roulettes. Je lui souris, je lève mon appareil photo, il sourit à son tour en me voyant faire. Parfois tout est simple.