Rue Jeanne Jugan

Je saute de mon vélo quand je découvre ce tag sur le mur en face. Je fais une photo « à l’arrache » (celle que vous voyez dessous) juste avant qu’une camionnette vienne se garer devant l’inscription. Pas le temps de régler la vitesse (ça se voit, non ?) et j’entends le moteur du véhicule tourner au ralenti. Le chauffeur, tout sourire, les mains en l’air au-dessus du volant, me fait comprendre qu’il me laisse le temps. Il ne sait pas que j’aimerais avoir un humain (un peu moins flou) dans le champ, mais aucun piéton ou cycliste à l’horizon. Je le remercie d’un hochement de tête tandis tandis qu’il baisse la vitre pour me dire : « C’est quand même malheureux ! Un mur qui vient d’être repeint… »
Surpris par sa remarque, pensant qu’il était touché par les mots, je finis par bredouiller :
Oui, mais quand même ce slogan, c’est… , c’est intéressant, c’est pas courant en ce moment…
– C’est vrai, c’est vrai »
, admet-il.
Il se gare, on se salue et je remonte sur mon vélo.
Si vis pacem para bellum, une formule magnifique à l’origine de quelques millions de morts et de l’enrichissement des plus riches. Mais ça c’est une autre histoire.

Rue du Jardin Zoologique

La première fois où je passe (à deux roues et pressé) devant ces affiches, les colleurs-admirateurs de Rimbaud sont sur un escabeau en train de les poser. La seconde fois, elles sont en place. La troisième, je fais une photo avant leur disparition quelques jours plus tard.

Canebière

Un matin ensoleillé, je me rends chez Maupetit, mon libraire favori. Scooter garé le long des rails du tram, juste en face de la rue Curiol qui monte vers la place Jean Jaurès, je fais cette dernière photo avant de traverser la Canebière.
Dernière, parce que je quitte Marseille pour quelques semaines jusqu’au mois de janvier 2025, je vous dis donc à l’année prochaine.

Cours Belsunce

Un soir. Je fais des essais en noir et blanc sur le cours, appareil photo à hauteur de poitrine, regard fixé sur l’écran arrière du boitier. Je pivote lentement sur place : quand j’arrive sur ce quatuor, pendant une seconde, je les prends pour des humains. Il y a des jours…

Panier

Un soir de novembre dans le quartier du Panier avec ses petites rues typiques et ses habitants qui le sont tout autant. La gamine, au milieu de la ruelle, a fini par se lever pour discuter de plus près avec sa copine (on devine ses genoux !) assise devant le cycliste à l’arrêt.