Tram

Il fait froid ce jour-là. C’est le bonnet du monsieur qui attire mon œil. Et son allure aussi : bras croisés sur la poitrine, regard vif et lointain, il est bien posé.

Avignon

Mercredi 26 février, rencontre à l’université d’Avignon avec Ernest Pignon Ernest et Pascal Bonafaux, historien de l’art, qui vient de lui consacrer un magnifique ouvrage (1). Dans un amphithéâtre bondé (étudiants des Beaux Arts et admirateurs de tous âges), une heure quarante de bonheur à écouter ce duo, en particulier Ernest Pignon, un artiste espiègle (photo) aussi talentueux que modeste et sympathique. Un moment de partage et de découverte qui donne envie de prendre son crayon, son pinceau ou son appareil photo.

(1) Le dessin, la mémoire ou la poésie, Actes Sud 2025.

Prado (plage)

Après-midi de grand vent sur les plages du Prado. Peu de monde à cause du froid : un type sur un skate board tracté par une voile (trop loin), un couple dans les bras l’un de l’autre au bord de l’eau (trop intime), une famille sur la plage qui regarde les gabians (trop nombreux) et une mouette solitaire au-dessus d’un type qui fait un selfie, à l’abri du vent (trop bien).

Rond Point du Prado

Grand bazar matinal quand le président de la République et le président indien inaugurent le consulat général indien sur le Prado. Tout est bouché : j’en profite pour boire un café au soleil en attendant la réouverture de l’avenue. Je suis perplexe. Mon voisin de table également.

Rue du Jardin Zoologique

La première fois où je passe (à deux roues et pressé) devant ces affiches, les colleurs-admirateurs de Rimbaud sont sur un escabeau en train de les poser. La seconde fois, elles sont en place. La troisième, je fais une photo avant leur disparition quelques jours plus tard.