Grand bazar matinal quand le président de la République et le président indien inaugurent le consulat général indien sur le Prado. Tout est bouché : j’en profite pour boire un café au soleil en attendant la réouverture de l’avenue. Je suis perplexe. Mon voisin de table également.
La première fois où je passe (à deux roues et pressé) devant ces affiches, les colleurs-admirateurs de Rimbaud sont sur un escabeau en train de les poser. La seconde fois, elles sont en place. La troisième, je fais une photo avant leur disparition quelques jours plus tard.
En balade dans ce quartier, je garde souvent l’appareil photo à la main. C’est bien rare qu’il n’y ait pas quelque chose ou quelqu’un à voir dans les petites rues du Panier. Comme un air d’Italie du sud.
Fin d’après-midi dans le Panier. En sortant d’une petite rue, je tombe sur ce monsieur immobile, au loin, avec son petit chien sur roulettes. Je lui souris, je lève mon appareil photo, il sourit à son tour en me voyant faire. Parfois tout est simple.