Sormiou

Dernier jour du mois d’août, sortie VTT dans le massif des calanques. Le temps est au beau fixe, les pins embaument l’atmosphère, l’été est encore costaud. Pause déjeuner à l’ombre des pins au-dessus de la calanque de Sormiou dans un paysage splendide.
Quand cette dame s’assoit à distance et sort un livre, je lui demande ce qu’elle lit. Elle me montre la couverture : « Un cheval l’autre » de Bartabas. « Je n’ai rien lu d’autre de lui, c’est émouvant, je le lis parce que j’aime les chevaux », précise-t-elle. Moi, j’aime bien croiser des lectrices et des lecteurs sur papier ou liseuse, je ne suis pas (trop) sectaire.

La Plaine

Dans une rue du quartier de la Plaine, quand un mannequin attire le regard. Mais pas autant que certaines offres.

Rue Jeanne Jugan

Je saute de mon vélo quand je découvre ce tag sur le mur en face. Je fais une photo « à l’arrache » (celle que vous voyez dessous) juste avant qu’une camionnette vienne se garer devant l’inscription. Pas le temps de régler la vitesse (ça se voit, non ?) et j’entends le moteur du véhicule tourner au ralenti. Le chauffeur, tout sourire, les mains en l’air au-dessus du volant, me fait comprendre qu’il me laisse le temps. Il ne sait pas que j’aimerais avoir un humain (un peu moins flou) dans le champ, mais aucun piéton ou cycliste à l’horizon. Je le remercie d’un hochement de tête tandis tandis qu’il baisse la vitre pour me dire : « C’est quand même malheureux ! Un mur qui vient d’être repeint… »
Surpris par sa remarque, pensant qu’il était touché par les mots, je finis par bredouiller :
Oui, mais quand même ce slogan, c’est… , c’est intéressant, c’est pas courant en ce moment…
– C’est vrai, c’est vrai »
, admet-il.
Il se gare, on se salue et je remonte sur mon vélo.
Si vis pacem para bellum, une formule magnifique à l’origine de quelques millions de morts et de l’enrichissement des plus riches. Mais ça c’est une autre histoire.

Palais Longchamp

Dans le film « Les graines du figuier sauvage », j’ai pu admirer de superbes voiles et de très beaux drapés. Croiser cette dame sur les marche du Palais m’a remis en tête les images de ce film iranien puissant qui montre le combat des femmes pour vivre libres. Choisir sa tenue vestimentaire, par exemple. Ici c’est possible.
Comme dit Philippe Geluck : « Pour voir qu’il fait noir, on n’a pas besoin d’être une lumière. »

Rue de la clinique

A deux pas de chez moi, je me retrouve derrière cette dame avec son chargement. Mais que transporte-t-elle ? Je descends la rue derrière elle sans trop m’approcher, il n’y a personne. De retour à la maison, internet me dit que le logo sur le dessus du sac est celui d’une marque de bagage.
Rien sur le contenu, mystère…