Face à la plage de sable de la Vieille Chapelle, une digue de blocs de pierre protège la plage des vagues quand le Mistral fait des misères. Je suis sur le trottoir, loin d’eux, et mon petit zoom ne me permet pas d’entrer plus avant dans leur intimité. C’est bien comme ça.
C’est le nom que donne Google Map à ce quai au pied du Mucem, entre l’anse du Pharo et la digue du large. Là où ce couple vient voir les bateaux quitter le Vieux Port. Là où je manipule le zoom de mon appareil photo.
Je le vois de loin un matin de grand vent. Le froid a fait fuit les promeneurs et les contemplatifs, mais il demeure imperturbable. Assis sur un muret, je l’observe de loin : il passe de l’immobilité totale à des figures au ralenti ou très rapides, comme s’il avait un adversaire face à lui.
Un matin de février venté. Trois jours que ça dure. Sur les plages, quelques joggeurs, des téméraires qui longent la mer, pas trop près du bord pour éviter les embruns, un baigneur qui fait un aller retour si rapide dans l’eau que j’ai raté la photo, un gymnaste. Et des travailleurs dans le vent.
Bonne année à toutes les choses, au monde, à la mer, aux forêts. Bonne année à toutes les roses que l’hiver prépare en secret. Bonne année à tous ceux qui m’aiment et qui m’entendent ici-bas. Bonne année aussi, quand même, à tous ceux qui ne m’aiment pas.