Arles 2025

Impossible de tout voir sur une journée, mais de belles découvertes : « On country », quand les peuples premiers, en Océanie et en Amérique du sud, racontent leur histoire : impressionnant. Louis Stettner, de Brooklin à Paris : l’émotion est au rendez-vous. Yves Saint-LaurentL et la photo : la réunion des plus grands photographes de mode mais pas que… Todd Hiddo le mélancolique – un peu « concept », mais la photo numéro 10 (la femme blonde, tête penchée en avant dans un rai de lumière), c’est lui. Letizia Battaglia, photographe sicilienne qui a mis en lumière les crimes de la Mafia : mon coup de cœur. Dans une petite salle attenante à l’expo, un documentaire d’une vingtaine de minutes lui est consacré. Aussi impressionnant que ses photos (qui ne montrent pas que des cadavres). Voir la dernière photo ci-dessous.

Panier

Balade photo dans le Panier. Tout le monde ou presque cherche l’ombre. Au premier plan, à gauche, la boutique et une partie des objets vendus par le monsieur assis à droite qui cherche à passer le temps. Au fond, quelqu’un qui cherche quelque chose sur son téléphone.

Musée Regards de Provence

il faut faire vite ! L’exposition Les années-Hip (1) de Bernard Plossu se termine le 23 mars prochain. Un samedi après-midi, j’ai eu la chance de participer à une visite guidée par Bernard Plossu lui-même.
En attendant l’arrivée du maître, je patiente dans le hall du musée en photographiant les peintures au mur et les chevelures des visiteurs.

(1) Les années Hip. 1966, le jeune Bernard Plossu, à peine 20 ans, fasciné par la culture hippie, rêvant d’un monde meilleur et d’une vie en harmonie avec la nature et les éléments, fait ses débuts de photographe en Californie, à San Francisco, the place to be, dans ces années-là. Ce n’est ni de reportage ni de journalisme, juste des photographies simples, délicates, intemporelles : Joan Baez et ses sœurs, Allen Ginsbert et ses clochettes et tant d’autres.
Un moment plein de douceur et de nostalgie auprès de ce grand bonhomme.

Avignon

Mercredi 26 février, rencontre à l’université d’Avignon avec Ernest Pignon Ernest et Pascal Bonafaux, historien de l’art, qui vient de lui consacrer un magnifique ouvrage (1). Dans un amphithéâtre bondé (étudiants des Beaux Arts et admirateurs de tous âges), une heure quarante de bonheur à écouter ce duo, en particulier Ernest Pignon, un artiste espiègle (photo) aussi talentueux que modeste et sympathique. Un moment de partage et de découverte qui donne envie de prendre son crayon, son pinceau ou son appareil photo.

(1) Le dessin, la mémoire ou la poésie, Actes Sud 2025.

Cours Belsunce

Un soir. Je fais des essais en noir et blanc sur le cours, appareil photo à hauteur de poitrine, regard fixé sur l’écran arrière du boitier. Je pivote lentement sur place : quand j’arrive sur ce quatuor, pendant une seconde, je les prends pour des humains. Il y a des jours…