Lundi après-midi, apéritif aux Grandes Tables après le marché (16 h à 19 h pour info). Mes voisins de table viennent de vider leurs verres. Dans cette semi-pénombre, j’attends que les deux jeunes qui travaillent à la table voisine, se redressent un peu. Mais ils gardent la position, penchés sur leur ouvrage et promis à des douleurs dorsales dans quelques années.
En face de l’église des Réformés, plusieurs commerces dont cette boutique qui m’impressionne à chaque fois par la densité des articles en exposition. Et un client au milieu des marchandises, un !
Quand je m’approche, la dame me fait l’article : « Des poulpes de roche, ils sont vivants, ils viennent d’être pêchés », me dit-elle pour me convaincre. Ils sont trois, un seul se tient au milieu, les autres sont recroquevillés dans les coins du bac. La dame ne sait pas que j’ai vu le documentaire My octopus teacher (Mon ami le poulpe, en français) qui raconte l’incroyable amitié entre un poulpe et un plongeur qui lui rend visite au quotidien pendant presqu’un an. Elle ne sait pas non plus que je viens de terminer « L’éloquence de la sardine »*, un merveilleux livre sur le monde sous-marin. Autant dire que je suis reparti les mains vides.
*L’éloquence de la sardine de Bill François, éditions J’ai lu. Une véritable immersion à la rencontre des poissons, crustacés et autres bestioles dont on ne sait quasiment rien. Un régal de lecture même si on n’est pas passionné par le monde sous-marin. Et c’est mon cas.
Un marché toujours très animé. Des commerces le long de la rue, des maraîchers au milieu de la place et des employés qui s’activent au rangement et à l’approvisionnement des étals.
Lundi après-midi, je fais le marché à la Friche de la Belle de Mai. Il est environ 17 h, enfin il ne fait plus nuit noire, le soleil est bas sur l’horizon et moi, surpris par cette belle lumière sur les wagons à proximité, je fais une photo avant d’entrer acheter mes poireaux.