Rue de la Halle Puget

Debout au milieu de la place près de la halle, je patiente, l’appareil photo à la main. La chaleur est accablante. Les rares passants rasent les murs à la recherche d’un peu d’ombre. Pas l’homme en blanc qui traverse l’espace paisiblement sous le soleil.

Tram

Le matin. Je regarde les gosses d’une classe de primaire installés un peu partout sur les sièges tandis qu’un jeune homme, manifestement écolo, s’apprête à descendre du tram avec un gros sac en pure toile de jute et un joli slogan. Je me demande ce qu’il y a à l’intérieur.

Panier

Dans mes déambulations marseillaises, j’ai une affection particulière pour le quartier du Panier où il y a toujours ou presque quelque chose à voir… et à photographier.
Ici, je marche dans une ruelle perpendiculaire à celle de l’image, je tourne la tête par réflexe et je fais la photo en continuant mon chemin. A posteriori je me dis que le cadre, les verticales, la pose du type sur sa chaise haute sous un réverbère m’ont fait déclencher sans réfléchir. Et souvent, c’est ce qui marche le mieux.

Plage de la Pointe Rouge

Ma plage favorite (parce que c’est là où se trouve mon club d’aviron). Avec les chaleurs de ces derniers jours, on se croirait en juillet : les bistrots de plage font le plein de gens du cru.
En passant sur une petite terrasse, le nez en l’air, mais l’appareil photo à la main.

Panier

Quand je passe devant ce photogramme revisité de Shining (Jack Torrance, alias Nicholson vient de détruire à la hache la porte de la salle de bain où s’est réfugiée son épouse), je me poste contre le mur bien en face de l’image. Je devrais dire : je m’incruste dans le mur pour disparaître aux yeux des passant(e)s. La ruelle est étroite, mais ça marche plutôt bien : on m’ignore et si quelques-un(e)s sont passé(e)s sans un regard pour Jack, une majorité a jeté un coup d’œil à l’inquiétant bonhomme.