Canebière

Un matin ensoleillé, je me rends chez Maupetit, mon libraire favori. Scooter garé le long des rails du tram, juste en face de la rue Curiol qui monte vers la place Jean Jaurès, je fais cette dernière photo avant de traverser la Canebière.
Dernière, parce que je quitte Marseille pour quelques semaines jusqu’au mois de janvier 2025, je vous dis donc à l’année prochaine.

Major (escaliers)

Quand je me retourne au milieu des escaliers, j’ai l’impression de me trouver dans un western-spaghetti face à une bande qui descend de front, un peu comme les cavaliers aux longs cache-poussière qui attendent le joueur d’harmonica à la gare, dans Il était une fois dans l’Ouest. Comme lui, c’est moi qui dégaine en premier.

Rue de l’Évêché

Quand j’arrive devant ce bar avec ces deux messieurs qui discutent, leur conversation n’est pas du tout animée comme la photo pourrait le laisser penser. Dans la seconde qui a suivi le cliché, le monsieur barbu n’a pas pris son vis-à-vis dans ses bras, il a continué à discuter très calmement.
Juste une image, pas une image juste 😉

Plages de Corbières

Au nord de l’Estaque, les plages de Corbières où les Marseillais discutent, se baignent, pêchent, font des barbecues souvent à proximité immédiate des panneaux les interdisant. C’est Marseille, bébé ! Il y a aussi de la musique un peu partout. Orientale, le plus souvent, mais pas toujours. Ces pêcheurs s’activent en écoutant « La maman des poissons » à fort volume. Je passe et continue mon chemin jusqu’au bout de la jetée. Demi-tour. Toujours Boby Lapointe qui chante les derniers mots de « Ta Katie t’a quitté ». Quelques pas encore, une guitare, une contrebasse : « Je me suis fait tout petit » de Brassens. Bonne ambiance à Corbières ce dimanche.

Pointe Rouge

La chaleur s’attarde début novembre, les plages ressemblent un peu à celles de l’été même si l’eau est plus fraîche. Le temps de sortir mon appareil, je rate la photo de la jeune fille en maillot noir qui fait un poirier magnifique avant de donner un coup de main à son jeune frère. En tout cas, c’est comme ça que j’ai vu l’histoire.