Panier

Bien avant de vivre à Marseille, j’ai aimé les souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol. Je me souviens de la première fois où j’ai lu, il y a bien longtemps, cette phrase dans Le château de ma mère. Je me souviens aussi du film d’Yves Robert avec la voix off de Jean Rochefort qui la prononce tandis qu’on découvre le jeune Marcel à peine entré dans l’adolescence suivre les grandes roues du corbillard dans lequel on emporte sa mère. Cette phrase m’avait transpercé lorsque je l’ai lue pour la première fois.
Là, dans le Panier, assis sur des marches, je la relis plusieurs fois en espérant que parmi les enfants qui jouent sur la place quelques uns viendront dans mon cadre sans pour autant lire ces mots. Je n’attends pas très longtemps.

Arles

Les Rencontres de la Photographie 2022 : exposition Une avant-garde féministe des années 70. Plus de deux-cents œuvres de soixante-et-onze femmes artistes dénonçant le sexisme, les inégalités sociales et les structures du pouvoir patriarcal.
Et un public de tout âge.

La Pointe Rouge

Quand je quitte la plage de la Pointe Rouge, j’ai l’appareil photo à la main, en quête d’une scène, d’un mouvement, d’une couleur. Ici, en passant devant les douches publiques de la plage.

Tram

Le matin. Je regarde les gosses d’une classe de primaire installés un peu partout sur les sièges tandis qu’un jeune homme, manifestement écolo, s’apprête à descendre du tram avec un gros sac en pure toile de jute et un joli slogan. Je me demande ce qu’il y a à l’intérieur.

Place Père Pierre Saisse

Difficile à dire, n’est-ce pas ? Une petite place entre la rue du Petit Puits et la rue du Panier, au cœur du vieux Marseille. Je suis d’abord séduit par les couleurs et puis il est là, assis, tranquille, un ballon de foot à ses pieds. Un peu rêveur, il doit attendre se copains.