Un matin fin juin, tôt, sur les plages du Prado. Pas encore de maître-nageur ni de baigneurs. Le petit vent frisquet me fait supposer que ce couple est installé dos à la mer pour profiter du soleil.
De loin, sous l’ombrière, j’aperçois une silhouette faire des sauts périlleux impressionnants. Je m’approche. C’est une jeune fille, une adolescente, elle est seule, elle attend qu’un espace suffisamment grand se libère devant elle et elle se lance dans l’indifférence quasi générale. Étonnante.
En passant sur le cours un samedi matin en fin de matinée, je vois ces deux enfants. Une fratrie ?… Tope là ! Ils sont d’accord, mais j’ignore pourquoi. Ils n’ont rien dit, en tout cas, je n’ai rien entendu.
Il fait doux, il y a du monde sur le Vieux Port. Pourtant, cette femme élégante, assise sur le quai au bord de l’eau, semble indifférente à l’environnement, absorbée dans ses pensées, le regard tourné vers la surface de l’eau. C’est plus simple pour moi.