Vieux Port

Assis sur la murette de la station de métro Vieux Port, j’attends. J’attends même assez longtemps, mais avec plaisir devant le crépuscule qui se dessine. Je pose mon appareil et je déclenche avec le retardateur.

Pointe Rouge (plage)

Un samedi matin, fin octobre. Comme d’habitude je quitte la plage en longeant la mer, sac de sport sur l’épaule. Je me demande ce que fait cette dame assise devant les nombreux longe-côte qui vont et viennent, comme si elle était au spectacle. Pour moi aussi.

Place du Mazeau

Une nouvelle statue juste en face de l’Hôtel Dieu Intercontinental. J’ai juste eu le temps de la photographier, elle a bougé quelques secondes après mon passage quand sa copine est arrivée.

Panier

Je suis bien occupé à autre chose quand arrivent ces deux jeunes femmes. Contrairement à la photo où elles sont très sérieuses, quelques secondes plus tôt elle rient franchement, mais je n’ai pas été assez rapide, histoire de vérifier une fois de plus l’adage : « Ce n’est pas une image juste, juste une image ». Je laisse la couleur qui me semble plus agréable même si le rendu s’avère nettement moins intemporel.

Panier

Bien avant de vivre à Marseille, j’ai aimé les souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol. Je me souviens de la première fois où j’ai lu, il y a bien longtemps, cette phrase dans Le château de ma mère. Je me souviens aussi du film d’Yves Robert avec la voix off de Jean Rochefort qui la prononce tandis qu’on découvre le jeune Marcel à peine entré dans l’adolescence suivre les grandes roues du corbillard dans lequel on emporte sa mère. Cette phrase m’avait transpercé lorsque je l’ai lue pour la première fois.
Là, dans le Panier, assis sur des marches, je la relis plusieurs fois en espérant que parmi les enfants qui jouent sur la place quelques uns viendront dans mon cadre sans pour autant lire ces mots. Je n’attends pas très longtemps.