À Malmousque, au pied de la grande affiche, il tombe quelques gouttes, le ciel est gris, la lumière diffuse : c’est le moment d’utiliser la pose longue pour aplanir la mer devant le château d’If et le Frioul.
L’exposition sur le parvis me donne l’occasion de m’interroger en rapprochant les images exposées des voyageurs en partance. Et me rappelle que le photographe dans la rue est comme l’homme sur la photo.
Parfois je profite du tram pour faire des images bien souvent floues parce que j’oublie de modifier les réglages adaptés à l’extérieur très lumineux de Marseille… C’est pas si grave si j’en crois Cartier-Bresson qui a dit que » la netteté est un concept bourgeois. » Hou, ça pique…
Ou les ravages du temps. Cet immense portrait d’une jeune femme anonyme a pris la suite de Zidane et de diverses publicités. La photo, choisie par JR, a souffert des intempéries. A mon goût, c’est très beau sous le ciel plombé d’un samedi de printemps.