« Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle », comme ce premier mercredi de février, ils sont peu nombreux ceux qui traînent leurs guêtres sur l’esplanade de la Major.
Assise sur une bitte / D’amarrage, elle pleure / Son homme qui la quitte / La mer, c’est son malheur, dit Renaud dans Dès que le vent soufflera. Je fais un autre constat : assis sur une bitte d’amarrage, ils s’embrassent, la mer, c’est leur bonheur.
Fin d’après-midi, je suis assis sur un muret au pied de la grande roue, l’appareil photo sur les genoux. Assis à mes côtés, il se lève et s’en va sans oublier son auréole.
C’est l’été au pied de la grande roue. Je regarde, impressionné, la machinerie, les nacelles, à la recherche de passagers embarqués dans ces petites soucoupes quand elle passe devant moi, très vite, dans les rayons du soleil.
Je ne suis pas sur le ponton d’un bateau, mais assis sur l’immense terrasse du centre commercial LesTerrasses du Port : je regarde la mer, les Marseillais qui viennent prendre l’air, les touristes. Et les enfants.