Une fois de plus je remonte la plus célèbre avenue de Marseille, c’est l’hiver et je vois du vert : lunettes, bretelles de sac à dos, bouchon, même un feu tricolore s’y met !
Assise sur une bitte / D’amarrage, elle pleure / Son homme qui la quitte / La mer, c’est son malheur, dit Renaud dans Dès que le vent soufflera. Je fais un autre constat : assis sur une bitte d’amarrage, ils s’embrassent, la mer, c’est leur bonheur.
Fin janvier, aux alentours de 20 h. J’ai quelques minutes d’avance, je me promène sur le parvis de la gare. Elles bavardent en haut des marches face au boulevard d’Athènes.
De l’esplanade de la Major, Je les découvre en contrebas, sur le quai. Ils ont déposé leurs sacs à dos pour regarder la mer dans la lumière de janvier en train de tomber.
Fin d’après-midi, je suis assis sur un muret au pied de la grande roue, l’appareil photo sur les genoux. Assis à mes côtés, il se lève et s’en va sans oublier son auréole.