Je suis accroupi, l’appareil photo posé par terre, devant moi. D’où la surprise du Monsieur au premier plan qui doit se demander ce que je peux bien photographier.
Mi-novembre, il fait frisquet, les marcheurs dans l’eau font comme d’habitude. Le professeur de planche est dans mon dos, entouré par sa classe qui écoute ses explications. Ne manque qu’une élève qui a d’autres choses à faire.
Bientôt 19 h quand je prends cette photo d’un nageur solitaire, fin octobre. Loin du bord entre le Frioul au large et la plage sur laquelle je suis, où va-t-il ? Je ne sais pas, mais il y va franchement à un rythme lent et régulier.
Pas grand-monde sur la corniche. Et personne sinon ce courageux monsieur au pied du monument aux armées d’Afrique : il fait face au soleil couchant un soir de novembre venté.