Fin d’après-midi de novembre. Assis en haut des marches dans mon parc favori, je « bidouille » mon appareil tandis que les gens vont et viennent car, contrairement aux apparences, ça circule. Le temps d’un instant, il n’y a plus personne dans le cadre à l’exception d’un petit bout de chou qui regarde son père arriver.
En attendant madame, qui achète des cigarettes, j’observe cette famille (on dirait bien !) qui semble arriver au bout de son déménagement. Tous finissent par descendre du fourgon sauf la jeune fille à gauche qui continue à balayer consciencieusement.
Face à la plage, plutôt fréquentée pour un 14 novembre, les gens échangent, discutent, se promènent. Sur les huit personnes bien visibles, huit portent un masque ! « Là où c’est intéressant, cette connerie de pandémie, c’est que pour la première fois on est tous en train de vivre la même chose en même temps. Chacun se souviendra de 2020 pour la même chose, aussi bien un Russe qu’un mec de Los Angeles. Peut-être qu’à force d’être tous modelés par des événements très forts, on va finir par développer une autre conscience de groupe, une vraie conscience mondiale », espère Virginie Despentes dans une interview de l’Obs du 5 novembre 2020. Optimiste Virginie…
C’est une petite rue en haut de la rue Breteuil, là où les voitures se garent un peu n’importe où et n’importe comment. Un moyen de créer un cadre dans le cadre.