Quand on arrive sur le toit-terrasse du Mucem par la passerelle (il faudra que je vous la montre un jour) on peut descendre par l’ascenseur (mauvaise pioche) ou emprunter cette rampe en pente douce, suspendue entre le bâtiment et la « dentelle » en béton. Le choix est vite fait.
Avril. Cours Pierre Puget, devant le plan d’eau face au Tribunal. Une mouette est posée au bord de la margelle. Je vise, je règle une vitesse suffisante pour figer le mouvement et j’attends qu’elle s’envole. Je suis au bord de la crampe de l’index quand elle se décide enfin.
C’est le 1er mai. Il fait frais, le vent souffle tandis qu’on fait le tour du Mucem à pied avec des amis. On s’assoit sur un banc de pierre pour admirer le fort Saint-Jean, Notre-Dame de la Garde, on papote, on regarde les gens passer, les nuages moutonner, les pigeons s’envoler.
Le soleil tape fort sur ce store rouge. Je m’installe sur le trottoir d’en face sur l’avenue du Prado dans l’attente de passant(e)s aux belles couleurs. J’attends. Un feu, deux feux. Il surgit d’un coup, à toute allure, debout sur les pédales. Je n’ai le temps que d’une photo.